Enquête sur "l'Archipel des Résistances, des Solidarités et des Alternatives"


Un foisonnement d’initiatives


On assiste à un foisonnement d’appels, de plaidoyers, de tribunes, de pétitions, des initiatives de mobilisation, de création de nouveaux cadres collectifs, chacune portés par des syndicats, assoc, politiques, personnalités, …

Jugez plutôt : inventaire des initiatives
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Ce foisonnement peut-être une bonne chose, une richesse, à conditions qu’il y ai des fécondations réciproques, des interactions , … mais il peut aussi signifier enfermement dans sa logique, éparpillement, dispersion, concurrence et au final impuissance à mobiliser plus largement la société. Qu’est-ce qui peut aider à des dynamiques vertueuses ou au contraire avoir des effets stérilisant ?
  • => On en revient à la thématique de la “convergence des luttes” si souvent évoquée dans la période précédente et où on mesuré les difficultés de la concrétiser, malgré quelques avancés.

La concurrence sur “les modes d’actions”, les conflits sur la façon de nommer un adversaire commun (“le capitalisme”, “le libéralisme”, “le productivisme”, "me système", ... ou d’autres), les choix de “déserter le système”, “d’avoir un pied dedans et un pied dehors”, “d’être dedans pour y peser”, … On pourrait faire une liste à la Prévert des portes d’entrée de chacun et de chacune : collapsologues, écolos-intellos, militant lutte de classe (en partie hérités du mvt ouvrier), les post-capitalistes, les zadistes, les communalistes, les socio-démocrates sincères et conséquent, les légalistes, les anti-état par principe, les partisant de la démocratisation de celui-ci, … Cette variété témoignent d’autant d’entrée dans cette réflexion en fonction de trajectoires personnels, d’expériences collectives, de préférences idéologiques, de réflexions stratégiques, .... Tout cela est-il capables de se féconder mutuellement ? La conjoncture actuelle va pousser au développement de nouveau cadres, à la reconfiguration des anciens. Certains sont plus ou moins prisonniers de leur héritage culturel, d’autres sont plus souples, ouvert. Chacun possède un répertoire d’action, son “nouveau paradigme”, sa grille d’analyse de la source des problèmes, ...

Que faire de toute cette diversité ? Le tri entre ceux qui ont raisons et ceux qui se trompent ? Ou bien des mélanges fructueux ? Et auquel cas comment favoriser ces "mélanges" ?

  • * Le livre spectrum résistance” (bientôt traduit - ici ) fait l’hypothèse, en se basant sur l’étude de nombreux épisodes hiusotirques de grandes transformation sociale, que c’est précisément la présence simultanée et coordonnée de toutes ces variétés de formes d’engagement (radical/modéré, violent/non-violent, hiérachique/horizontal, …) qui ont permis de changer les choses (source : full spectrum résistance).
  • * C’est également la thèse de Starhawk, militante écoféministe, dans ses chroniques altermondialistes, inspirée par ce mouvement multiforme né lors du sommet de Seatlle en 1999.
  • * Corinne Morel Darlieux propose de penser cette diversité avec l’image de l’archipel. Entre des iles isolés et un continent monolithique, il faut essayer de construire un archipels des résistances, riche de sa diversité mais conscient de son unité. Lien vers Morel Darlieux

Enjeux de construire une des penséeS stratégiqueS ?


Les élites néolibérale pensent stratégie à court, moyen et long terme et se donnent les moyens pour cela. Naomie Klein, dans sa “stratégie du choc” montre bien comment cela leur a donné la capacité de remodeler le monde ces quarantes dernières année. (Lien documentaire stratégie du choc). Avec une autre approche Grégoire Chamayou montre comment dans les thinktanks néolibéraux, les écoles de management, les cercles de dirigeants d’entreprise, ont été méthodiquement élaboré des réponses pratiques, tactiques et stratégique, dans la production de discours, de solutions politiques, dans les appareil d’état et dans les multinationale pour et de mettre un coup d’arrêt à une situation “où tout était possible” dans la décennie 70 et briser toutes les capacités de résistance des salariés. (lien Chamayou)

A quoi aspirons nous ? Quels sont les “adversaires” à combattre ? Comment mener ces combats ? Ce sont les questions de base pour entrer dans une réflexion stratégiques. D’innombrables contributions sur ce sujet circulent mais tant qu’elles ne sont pas appropriées, discutées, confrontées, critiquées par les acteurs de terrain qui organisent l’action, elles n’ont que peu de conséquences.

Il est sans doute illusoire voir même néfaste de chercher un grand plan unifié. Face à la complexité du monde et de sa marche, aucun groupe ne peut prétendre détenir la vérité mais tous, grace à leur variété de parcours, d’engagement, de situation en détiennent un bout. Entre la vaine tentative de tout maîtriser et être totalement ballotés par les élèvements sans avoir aucune prise sur eux, il y aurait sans doute un chemin médiant qui dépendrait de nos capacités à favoriser des réflexions stratégiques décloisonnée entre tous les mouvements. .

Cet contribution illustre sur la question de la dette et du travail la volonté de repérer un enjeux de bataille clef dont l’issu pourrait nous faire avancer vers un autre modèle économique. -> lien contribution JLuc.

La nécessité d’un horizon désirable et crédible. Un nouveau paradigme ?
Les périodes d’intenses bouleversements sociaux et d’action collective sont en partie influencés par les visions partagés par les acteurs agissants. Les néolibéraux ont leur modèle et sont en train de l’adapter à cette nouvelle situation.

On a beaucoup dit que la disparition de l’utopie “socialiste” portée par le mouvement ouvrier à la fin du XXe siècle à contribué à la faiblesse des mobilisations au tournant du siècle jusqu’à aujourd’hui. Et on sent se dessiner ces dernières années, avec la conjonction des mobilisation écologiques, sociales, contre les discriminations, … la renaissance d’un désir “d’autre chose” qui s’est fortement exprimé dernièrement autour de la thématique du “jour d’après”.
Mais on sent aussi que la recherche de cette “autre monde possible et nécessaire” qui commence à circuler dans les imaginaires manque encore de consistance pour être capable d’amener toujours plus de monde à “y croire”.

Pour vouloir “y croire”, il faut à la fois un coté désirable, cultivé par un récit qui travaille l’imaginaire, et concrète et qu’un chemin crédible pour l’atteindre soit perceptible. Cela à la fois dans l’imaginaire du récit politique, des productions culturelles que dans des expérience concrètes, sensibles.

Le chantier est en cours, foisonnant d’initiatives et de récits et son évolution sera intéressantes à observer. Mais il y a sans doute des questions précises à travailler dans ces paradigmes que l’on peut percevoir au travers des controverses, querelles sur des questions comme celle de la place de l’état, de l’organisation démocratique, des frontières, de la souveraineté, de la monnaie, l’europe, …
Beaucoup d’élaboration théoriques et pratiques du siècles dernier ont été perdues et sont à retrouver et réinventer, en les actualisant avec le nouveau contexte mondial.

Travail enquête auprès de différents acteurs


Questionnaire (version 1) :
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Déjà mené avec :
  • * sophie wanish
  • * julien rivoire
  • * joel


Notes en vrac


  • * 80 page de la FI sur les enjeux de la période : https://melenchon.fr/wp-content/uploads/2020/05/Covid-19-Engrenage-Melenchon-mai-2020.pdf
  • * 4 scénarios pour l'hégémonie politique pour "le monde d'après" de F.Escalona et R.Gaudin : deux scénarios différents de renforcement néolibéral autoritaire, le retour d'une certaine sociale démocratie, le projet écosocialiste, ... les points forts et faiblesses de chaque scénarios.
    Invalid action "::4_scenarios_hegemonie_politique_mediapart.pdf |l'article en pdf"
    et sur le site
  • * de F.Escalona et R.Godin sur Adam Tooze , historien, qui contribue sur les enjeux stratgéiques de la période.
    Invalid action "::adam_tooze_mediapart.pdf |Version pdf"


Schématiquement, on peut distinguer trois pôle d'activité :
  • * les mouvement "auto-organisation" : plus orienté vers les dynamiques "à la base", l'auto-organisation, autour de l'entraide, les luttes sociales, l'autonomie , les ZADs, ...
  • * Les organisations du mouvement social (Attac, syndicats, orga écolo, ...) qui travaillent au sein du collectif "Plus jamais ça" :
  • * Et les partis politiques qui cherche à s'unir malgré leurs divergences de culture et de stratégie (voir article de médiapart )